Les giboulées de mars (et avril)
nous rappellent quelque chose d’essentiel

Au moment d’écrire cette lettre, nous arrivons à la fin du mois de mars et le paysage a déjà beaucoup changé.
Quelques journées lumineuses.
La pluie qui s’est calmée.
Les rivières qui retrouvent leur cours après les débordements hivernaux.
La terre qui s’assèche — on peut à nouveau marcher sans bottes dans le jardin (si on veut).

Partout, les bourgeons éclosent.
Les fleurs s’ouvrent une à une.
Le paysage se réveille, traversé d’ondes colorées, comme un bruissement visuel qui l’habille peu à peu.
Un mois riche aussi, entre saisons et traditions :
Hinamatsuri, la fête des filles au Japon, le 3 mars.
La Journée internationale des droits des femmes, le 8.
La Saint-Patrick, le 17 — que j’ai choisi pour notre séance mensuelle Taïka.
La nouvelle lune le 18.
L’équinoxe de printemps le 20.
Et puis, l’expérience vocale en ligne Révélez votre voix le 25…
avant de terminer le mois avec mon anniversaire ce dimanche 29.
Avec ce changement de saison, c’est naturel que des choses se mettent en mouvement chez nous aussi.

Des élans, des envies, des débuts de projets ou simplement un désir de renouveau — dans le corps, dans la voix, dans le quotidien.
Mais ces passages amènent aussi des contrastes.
Parfois, ils mettent en lumière ce qui manque, ce qui déborde,
ou ce qu’on n’arrive pas encore à faire tenir dans nos journées.
Et surtout, ce basculement n’est pas instantané.
Les giboulées de mars nous rappellent quelque chose d’essentiel : même quand le printemps arrive, tout n’est pas encore stable, doux ou ensoleillé. Il y a encore du froid, du vent, des passages plus bruts.
Le printemps n’est pas un interrupteur qu’on allume après l’hiver.
C’est une période de transition. Le corps sort d’un temps plus lent, plus intérieur, parfois plus chargé. Et avec le retour du mouvement, ce qui était en sommeil se remet à circuler.
En médecine chinoise, le printemps est associé au foie — l’organe du mouvement, de la circulation, de l’élan.
Quand tout circule librement, on se sent vivant, inspiré, en expansion.
Mais quand le mouvement est trop brusque, ou entravé, cela peut créer des tensions, des déséquilibres, ou de petits signaux du corps.
Le printemps, ce n’est pas seulement éclore.
C’est aussi s’ajuster au mouvement qui revient.
Ne pas aller plus vite que la musique.
Laisser le corps retrouver son tempo.
S’ancrer, même quand tout nous pousse à jaillir.
Et si le printemps était moins une explosion qu’un accordage ?
Côté pratique
Séances mensuelles Taïka
La séance du 17 mars est disponible en replay
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Prochaine séance : 14 avril à 20h
👉 [S’inscrire à la prochaine séance en ligne]
Spotlight on Brittany
Pour les anglophones, je contribue chaque mois en anglais à l’émission radio Spotlight on Brittany (RKB).
Vous pouvez retrouver les vidéos de mes segments (pratiques corporelles et vocales) sur la page Facebook de l’émission ou sur ma chaîne YouTube.
Ce mois-ci, je partage un étirement de la colonne vertébrale —
familier pour celles et ceux qui participent aux cours de yoga.

Anne, Isabelle et Christine après leur cours de yoga à Duault,
lors d’une soirée de mars particulièrement humide…
(et un petit aperçu de la mode des cours de yoga en Centre-Bretagne 😄)

Avril — le mouvement continue
Le planning d’avril est prêt : cours en présentiel, session en ligne…
👉 [Télécharger le planning d’avril]
Nous avançons, comme la saison.
En préparant le terrain, en laissant émerger ce qui est prêt.
Accorder nos voix, nos corps et nos cœurs, pour vivre en phase avec la nature — et avec nos propres saisons.
Je vous souhaite un doux passage de mars à avril et de profiter pleinement de l’installation du printemps chez vous.
À bientôt,
Momo

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